Poursuivre Wikileaks, une tâche qui s’annonce ardue

Le Figaro – International : Poursuivre Wikileaks, une tâche qui s’annonce ardue

Poursuivre Wikileaks, une tâche qui s’annonce ardue

Mots clés : poursuites, ETATS-UNIS, Julian Assange, Wikileaks
Par Constance Jamet    lefigaro.fr    29/11/2010
L’enquête criminelle américaine ne vise officiellement pas Julian Assange, le fondateur de Wikileaks (ici le 25 novembre à Londres).
L’enquête criminelle américaine ne vise officiellement pas Julian Assange, le fondateur de Wikileaks (ici le 25 novembre à Londres). Crédits photo : Demotix / Chrisking/Demotix / Chrisking
Plusieurs pays comme l’Australie et l’Italie sont favorables à des poursuites judiciaires contre le site. Les Etats-Unis étudient depuis fin juillet cette possibilité sans être parvenus à une conclusion.

«Il s’agit d’une violation d’une loi, qui peut faire l’objet de poursuites pénales», s’indignait dimanche le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, quelques heures avant la divulgation par Wikileaks de milliers de câbles diplomatiques américains. De son côté, l’Australie s’est dit prête lundi à soutenir les Etats-Unis en cas de procès. Une perspective moins simple qu’il n’y paraît. Interrogé lundi, le ministère américain de la Justice a indiqué que des poursuites seraient engagées si des violations de la législation étaient découvertes. Une réflexion sur d’éventuelles poursuites a été entamée fin juillet, avec le lancement par le Pentagone et le ministère de la Justice d’une enquête criminelle, suite à la publication par Wikileaks de milliers de documents confidentiels sur le conflit afghan. La centaine d’enquêteurs n’est pas encore parvenue à une conclusion.

La marge de manœuvre légale est limitée. Le droit américain comporte en théorie plusieurs dispositions (complicité d’un crime, détention illégale de documents volés) pour se retourner contre Wikileaks mais attaquer le site soulève des questions éthiques. Cela signifie engager des poursuites contre l’éditeur des fuites, autrement dit les organisations qui rendent publiques ces documents… comme Wikileaks et la presse. «Ce serait un terrible précédent. Si on agit ainsi avec Wikileaks, ce sera seulement une question de temps avant qu’on répète le processus contre des médias traditionnels», s’inquiétait un chercheur, spécialiste de la confidentialité gouvernementale dans un article du Wall Street Journal.

Or, les médias américains ne sont pas tenus de respecter les injonctions gouvernementales en matière de secret défense s’ils obtiennent leurs scoops, sans vol, grâce à des informateurs. Le premier amendement de la constitution américaine garantit la liberté de la presse. «Aucun éditeur ayant publié des renseignements obtenus par un employé du gouvernement n’a été condamné dans l’histoire américaine. Les affaires de fuites dans la presse ont rarement été traitées comme un crime», rappelle un rapport du Congressionnal Research Service. Nixon n’a ainsi pu empêcher la publication par le New York Times de documents sur la guerre du Vietnam en 1971 (Affaires «des papiers du Pentagone»).

Un des enjeux de l’enquête sera de déterminer si Wikileaks relève d’un média traditionnel. Une opinion que ne partageraient pas les experts du Pentagone. Généralement, lorsqu’un journal ou une chaîne de télévision dispose d’informations confidentielles, il prévient le gouvernement pour authentifier ses révélations et s’assurer qu’elles ne menacent pas la sécurité nationale. Or, Wikileaks qui promet une publication de fuites «facile et en toute sécurité» n’a pas respecté cet usage.

Prouver que Wikileaks a agi sciemment

Selon le Wall Street Journal, les enquêteurs estiment que la méthode la plus solide pour amener des charges contre Wikileaks serait de prouver que le site a agi sciemment. Les experts du Pentagone chercheraient à savoir si Wikileaks a encouragé un soldat Bradley Manning, l’auteur présumé de l’ensemble des fuites, à lui céder le dossier afghan, après une première collaboration couronnée de succès. En juin, le site avait dévoilé une vidéo montrant l’armée américaine abattant des civils irakiens. Le Pentagone avait accusé Bradley Manning d’être la taupe du site. Si le gouvernement américain peut prouver que Wikileaks a fait pression sur Manning, ilpourrait alléguer que Wikileaks a participé à un complot. Problème : le fondateur du site, Julian Assange affirme ne jamais avoir versé un centime pour obtenir ses informations.

Poursuivre Assange est tout aussi délicat. D’ailleurs, pour le moment, l’enquête criminelle ne le vise officiellement pas. Il serait difficile de poursuivre l’Australien pour violation de la loi sur l’espionnage. Le texte très vague s’applique aux individus qui espionnent les Etats-Unis pour le compte d’une puissance étrangère. Assange n’est pas non plus soumis, au contraire de Manning, aux règles de confidentialité qui s’appliquent aux employés du gouvernement américain qui travaillent sur les questions de sécurité. Le fait qu’Assange ne soit pas Américain et opère en dehors des Etats-Unis constitue un autre obstacle. Pour que les autorités américaines puissent le juger, il faut pouvoir l’extrader. Cela suppose qu’Assange soit interpellé dans une nation prête à coopérer avec Washington. Hors l’Australien, très méfiant, change constamment de pays de résidence.

Cambera a l’air aussi démuni que Washington. La justice australienne a annoncé lundi enquêter pour savoir si la publication des câbles avait enfreint sa loi. Mais l’Australie a démenti avoir reçu une demande américaine de révocation du passeport du fondateur de Wikileaks. Pour MSNBC, l’affaire des câbles pourrait pousser le Pentagone et le ministère de la Justice à accélérer leur enquête. En attendant, un élu républicain est allé jusqu’à demander, l’inscription de Wikileaks sur la liste des organisations terroristes…

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La trasparenza della politica è un’utopia regressiva ad altissimo costo

La trasparenza della politica è un’utopia regressiva ad altissimo costo – [ Il Foglio.it › La giornata ]

La trasparenza della politica è un’utopia regressiva ad altissimo costo

redazione     ilfoglio.it   20101127

Nel 1971 il New York Times e il Washington Post cominciarono la pubblicazione dei Pentagon Papers. Migliaia di pagine scritte su istruzione di Robert McNamara, segretario alla difesa nell’epoca drammatica della guerra americana in Vietnam. Si scoprì per tabulas quel che si sapeva benissimo a orecchio: le guerre sono avvolte dalla nebbia, le motivazioni e gli annunci dei governi hanno un rapporto diretto con l’utile e la sicurezza nazionale, ma una relazione obliqua con la verità, e tutti i presidenti americani da Truman a Johnson avevano governato le contraddizioni del potere, specie nel suo rapporto con l’opinione pubblica di sistemi liberali, con mezzi diversi dai paternoster. Anche in ragione dei Papers, il Vietnam si chiuse male per gli americani, e a trarne vantaggio furono i sovietici e le ideologie che nella Guerra fredda avevano scelto la parte sbagliata del confine.

E’ altissimo il costo delle utopie regressive, quei ghirigori tracciati sull’ordito della storia umana allo scopo di restaurare uno stato edenico, riaprendo le porte del paradiso terrestre per ricondurre il nostro ceppo a prima del morso della mela e a prima della cacciata. Wikileaks, ambigua e affascinante associazione bloggistica che scherza con il fuoco ormai da anni, nella pretesa di tutelare il mondo dall’oscurità di motivazioni e comportamenti dei governi (“we open governments” il loro slogan), è l’ultima incarnazione di questa idea che la politica possa essere comunionale e paciosa, priva di contraddizioni e conflitti, esente dal dovere del segreto e del doppio linguaggio (soprattutto in diplomazia e nei sistemi di difesa e di attacco).

Ora le ultime rivelazioni, in arrivo a quanto pare nello spazio di 24 ore, promettono caos. Di nuovo, si tratterà di apprendere in forma documentale quanto si sa già per intuito e senso storico: in politica si mente spesso, gli stati sono cinici e bari, i leader dell’economia e della politica subordinano i mezzi ai fini abbastanza regolarmente. Le famose rivelazioni finiranno per ridurre a sciatto pettegolezzo quella cosa complessa e interessante e utile che sarebbe in teoria, ed è anche in pratica, l’esercizio del potere politico, e indurranno necessariamente gli stati a un accordo generalizzato di negazione e marginalizzazione dell’informazione pirata, quanto meno per tutelarsi ciascuno dalle proprie colpe.

Peccato che i costi umani siano molto alti. Gli informatori degli alleati in Afghanistan, i cui nomi furono segnalati da Wikileaks con le conseguenze letali immaginabili, ne sanno qualcosa. Ma soldati e civili nelle situazioni di conflitto hanno subito una condizione nuova, in cui i new media ricattano e paralizzano la politica dall’interno, in nome dello pseudoconcetto della trasparenza, fin dai tempi dell’assurdo talk show mondiale sulle motivazioni della guerra in Iraq. Informare e dissentire, usare la verità come strumento politico, è attività nobile, illuminata da uno scopo; smantellare le infrastrutture della sicurezza e della diplomazia è un esperimento delirante.

Zone euro: Berlin renonce à une restructuration automatique des dettes publiques

Zone euro: Berlin renonce à une restructuration automatique des dettes publiques – Coulisses de Bruxelles, UE

Zone euro: Berlin renonce à une restructuration automatique des dettes publiques

de Jean Quatremaire    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses   20101128

2010-02-02T102548Z_01_APAE6110SZ200_RTROPTP_2_OFRBS-FRANCE-DETTE-20100202 Au terme d’un week-end agité, l’Union européenne devrait annoncer qu’elle prêtera à l’Irlande 85 milliards d’euros (y compris des prêts bilatéraux de la Grande-Bretagne, de la Suède et du Danemark) et, surtout, qu’elle a adopté un « mécanisme permanent de crise », deux décisions qui, espèrent les Vingt-sept ministres des finances réunis cet après-midi à Bruxelles, devraient rassurer les marchés financiers et les dissuader de s’attaquer au Portugal et à l’Espagne. En un mot, il est bien confirmé qu’il n’y aura aucune restructuration automatique des dettes publiques en cas d’aide européenne et que seules les obligations d’État contractées après juin 2013 pourront être touchées.

L’enjeu de l’Eurogroupe et du Conseil des ministres des Finances qui se sont réunis dimanche était moins l’aide à l’Irlande, dont le principe est arrêté depuis le dimanche 21 novembre et dont il ne restait plus qu’à préciser le montant et les modalités concrètes, que la question de la restructuration des dettes publiques au sein de la zone euro. En effet, c’est la volonté de la chancelière allemande, Angela Merkel, de faire payer le secteur privé en échange de la pérennisation du Fonds européen de stabilisation financière (FESF) au-delà de 2013, endossée par la France à Deauville, le 18 octobre, puis par les Vingt-sept, lors du sommet des 28 et 29 octobre, qui a fait paniquer les marchés, comme je vous l’ai expliqué en détail ici.

Aussi, plutôt que d’attendre le conseil franco-allemand du 10 décembre et le Conseil 20101029 Sommet 07 européen des 16 et 17 décembre, comme le prévoyait le calendrier original, Nicolas Sarkozy a voulu qu’un accord complet sur le futur « mécanisme permanent de crise » soit trouvé ce week-end pour mettre fin à la tempête financière. Il s’est activé depuis le milieu de la semaine dernière pour ramener la Chancelière à la raison économique, aidé par Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand. Il s’est donc entretenu au téléphone avec elle jeudi, puis avec le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, le président de la Commission, José Manuel Durao Barroso, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy et le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Il a aussi eu des entretiens avec Silvio Berlusconi, le président du Conseil italien, José Luis Zapatero, le premier ministre espagnol et José Socrates, le premier ministre portugais.

Ce n’est que samedi à minuit que les équipes des ministres des finances allemand et français sont parvenues à un accord, accord confirmé lors d’un entretien téléphonique dimanche matin entre l’Élysée et la chancellerie suivi d’une conférence, toujours téléphonique, avec Juncker, Barroso, Trichet et Van Rompuy. Il a été convenu que le président de la Commission présenterait le compromis aux ministres des Finances qui se sont retrouvé à Bruxelles, quelques heures plus tard, un geste diplomatique destiné à rassurer les partenaires européens sur le caractère communautaire de la solution.

Aux termes du compromis, Berlin a finalement renoncé à toute automaticité. Les autorités européennes et le FMI décideront « au cas par cas » de la nécessité ou non d’une restructuration. Des « clauses d’action collective » seront donc introduites dans les obligations d’État qui seront émises à partir de fin 2013, ce qui permettra de restructurer en douceur et à la majorité des créanciers une dette… Le Fonds européen de stabilisation financière, qui peut emprunter jusqu’à 440 milliards d’euros, gardera son caractère extracommunautaire. Pourquoi ? Tout simplement parce que le budget communautaire est insuffisant pour le garantir. Les marchés vont-ils être enfin rassurés ?

D’autre part, il n’y aurait pas eu de discussion, ni en bilatéral franco-allemand, ni au sein de l’Eurogroupe, sur la taille du FESF, car, selon mes sources, cela créerait de l’incertitude. Toujours selon mes sources, tout le monde considère que ni le Portugal (qui a adopté un plan de rigueur supplémentaire bien qu’il soit confronté à un problème de leadership politique), ni surtout l’Espagne (qui a annoncé samedi une accélération de la restructuration de ses caisses d’épargne, les Cajas) n’auront besoin d’y faire appel. Et s’ils doivent recourir à l’aide européenne, personne n’aurait estimé que les sommes actuelles seraient insuffisantes. Surtout, m’a-t-on expliqué, en cas de nécessité, il sera toujours possible de l’abonder. Bref, selon mes contacts, très haut placés, les rumeurs faisant état de discussion sur ce point sont totalement infondées et ne visent qu’à créer une situation de « prophétie autoréalisatrice comme on l’a vécu avec l’Irlande »…

Imprevedibile e quindi scomoda. Ecco perché l’Italia dà fastidio

Il Giornale – Imprevedibile e quindi scomoda. Ecco perché l’Italia dà fastidio – n. 601 del 28-11-2010

Imprevedibile e quindi scomoda. Ecco perché l’Italia dà fastidio

di Marcello Foa    ilgiornale.it    20101128

I rapporti con la Russia di Putin e la capacità di fare da mediatore nel mondo. Lo storico Ilari: «Berlusconi usa metodi non tradizionali e così rompe i tabù»
Un giocatore imprevedibile sullo scacchiere internazionale. E, forse, per questo scomodo. Il giorno dopo aver denunciato attacchi contro l’Italia, riflettori puntati sul Cavaliere, che però non precisa. A chi dà fastidio Silvio Berlusconi? A nessuno, ufficialmente. Eppure a tanti. Basta ripercorrere le sue mosse sullo scacchiere internazionale per trovare possibili motivi di irritazione e inimicizia. Fedele alleato degli Usa, ma amico della Russia, anche quando Putin duellava con Bush. Difensore di Israele, eppure in ottimi rapporti con Paesi scomodi come l’Iran e la Libia di Gheddafi. Legato all’Europa, ma ostile agli ambienti finanziari che esercitano una pressione decisiva sulla Ue. Attore indipendente nella partita delicatissima sui gasdotti, con un occhio a est e tanti affari a sud (ancora Libia e Algeria).
Eppure nessuno, non ancora perlomeno, riesce a indicare con precisione un mandante. Le riflessioni più audaci sulle denunce di Berlusconi e Frattini, portano la firma dello storico Virgilio Ilari, a lungo docente di Storia delle istituzioni militari e dei sistemi di sicurezza alla Cattolica. «Per la prima volta un governo ha osato denunciare in pubblico, una verità scomoda ovvero che grandi gruppi economici, multinazionali e addirittura governi possano lanciare attacchi contro Paesi sovrani seguendo metodi non convenzionali». Come peraltro avvenuto in tempi recenti.
Ilari ricorda gli attacchi speculativi contro la lira del ’92 o le privatizzazioni che «furono condotte in un contesto internazionale ostile e spinte in una certa direzione». Non si tratta di sospetti, ma, ormai, di prove. Eppure nell’opinione pubblica continua a prevalere l’idea che certe manovre siano fantasiose e, soprattutto, che «la speculazione internazionale, per quanto cinica e dolorosa, sia sempre legittima». «Ma questo è diventato l’alibi per non affrontare l’argomento e per bollare come cospirazionista chiunque lo sollevi».
Ilari è molto cauto sull’ipotesi del complotto, ma trova legittimo, anzi, doveroso, aver «individuato e denunciato gli attacchi anomali contro il Paese: Berlusconi ha fatto bene a rompere il velo dell’ipocrisia e a parlarne apertamente».
Il generale Carlo Jean, autorevole esperto di strategia militare, «non esclude nulla» e ricorda che durante la Guerra Fredda movimenti in apparenza spontanei, in realtà erano teleguidati. «L’Urss sfruttò i pacifisti occidentali, gli Usa i dissidenti sovietici». Certe tecniche di condizionamento sono state utilizzate nel passato, perché non dovrebbero esserlo oggi? Nemmeno Jean sa su quali elementi si fondino i sospetti di Berlusconi e dunque, nel merito, sospende il giudizio. Di certo non esita a individuare nei media un elemento chiave delle moderne guerre di potere. «Ad esempio, la campagna di stampa contro gli Ogm fu lanciata per indebolire la Monsanto», osserva, rilevando che «chi capisce le logiche del mondo dell’informazione e le sa usare a proprio vantaggio senza esporsi ottiene un vantaggio strategico spesso decisivo».
Gli elementi cruciali sono imprevedibili e asimmetrici. Ad esempio, la vicenda Wikileaks. Il governo americano, allertato dal New York Times, che ha anteposto gli interessi nazionali alla propria indipendenza, come peraltro già avvenuto in passato, è stato costretto a difendersi preventivamente. Quelle e mail rischiano di essere molto imbarazzanti per i giudizi espressi nei confronti di Paesi amici. La lettura dei messaggi sarà comunque istruttiva, poiché dimostrerà che l’apparenza non corrisponde alla realtà ovvero che i processi decisionali e di valutazione nelle cancellerie sono più complessi di quanto si creda.
E’ quel che sostiene, da tempo, il generale Fabio Mini, uno degli studiosi italiani di geopolitica più originali ed audaci. Le accuse di Berlusconi non lo convincono e lo dice chiaramente: «Non credo al complotto». Eppure la vicenda offre spunti per riflessioni collaterali e più ampie. «Governi operano seguendo schemi interpretativi ormai obsoleti. Occorre cambiare paradigma». Quello vecchio è troppo schematico. Nell’era della globalizzazione chi vuole difendere davvero gli interessi del proprio Paese deve saper «leggere i flussi, anziché limitarsi a intercettare le linee di comunicazione tradizionali». La diplomazia perde importanza, mentre contano sempre di più il petrolio, la finanza, le materie prime, gli accordi commerciali che consentono di aggirare le barriere ai confini nazionali. «Ogni Stato deve stabilire le priorità nazionali e poi promuovere i propri interessi in modo articolato. Non basta stabilire buoni rapporti con altri Paesi, occorre individuare altre tendenze». Quelle impalpabili, non dichiarate, asimmetriche. «Mosca e Washington non hanno più bisogno della linea rossa per dialogare; spesso non devono nemmeno parlarsi, basta la comunanza di interessi», spiega Mini, secondo cui a Berlusconi, prescindendo dalla valutazione politica del suo operato, va riconosciuto di «aver capito l’importanza dei flussi». Insomma, di averci, quanto meno, provato.

L’America non si piega così

Il Tempo – Interni Esteri – L’America non si piega così

L’America non si piega così

Tre gli effetti che l’uragano diplomatico-politico Wikileaks sta già producendo nelle zucche degli imbecilli di tutto il mondo.

di Ruggero Guarini   iltempo.it     20101128

Non ho nessun titolo per fare previsioni più o meno ragionate e motivate sugli effetti presumibilmente devastanti che il ciclone Wikileaks sta per produrre negli Stati Uniti, in tutte le ambasciate americane e in tutti i governi del pianeta. Posso però azzardarne almeno tre sugli effetti che questo uragano diplomatico-politico sta già producendo nelle zucche degli imbecilli di tutto il mondo. E a questi effetti posso contrapporre la forse puerile fantasia che i primi rintocchi di questa vicenda hanno suggerito a me.

Il primo è naturalmente il sogno – che nei petti di tutti i suddetti imbecilli viene incessantemente fomentato dall’assoluta incapacità di capire che il destino della democrazia occidentale è strettamente legato a quello degli Stati Uniti – di poter finalmente vedere il gigante americano e i suoi più potenti alleati vacillare, e magari sconocchiare, sotto una valanga di sputtanamenti. Il secondo di questi effetti è la stupidissima speranza – alimentata da un miraggio non meno idiota del sogno del crollo degli Usa – che gli sconquassi prodotti dal ciclone Wikileaks potranno favorire finalmente la nascita di attività politiche (internazionali e anche interne) assolutamente trasparenti, e far sorgere così, un po’ dappertutto, dei poteri assolutamente privi di « arcana ».

Il terzo effetto è infine la ancora più stolta speranza che dall’annunciata slavina di carte top-secret salti fuori finalmente il mortaretto capace di accoppare Berlusconi. La puerile fantasia suggeritami da questa vicenda è invece uno spettacolino abbastanza simile alla comica scena, descritta dal grande Jonathan Swift nel primo capitolo del suo capolavoro, in cui i piccoli abitanti dell’isola di Lilliput si produssero allorquando, avendo scorto il gran corpo di Lemuel Gulliver disteso supino e addormentato presso la riva della loro terra, sperando di poter neutralizzare facilmente la forza di quell’essere per loro smisurato, prima si affrettarono a fissarlo al suolo con mille legacci e cavicchi, quindi si misero a tormentarlo coi loro piccoli archi.

Ma a far loro capire quanto fatua fosse la loro speranza di poter annientare quel gigante con le loro frecciatine bastò poi il primo getto di piscio che Gulliver, giratosi sul fianco destro, versò a un certo punto con grande fragore dal suo innaffiatoio costringendo i suoi molestatori ad allontanarsi da quel torrente. Speriamo che nella vescica del Gulliver americano ci sia abbastanza piscio per spegnere subito i miraggi suscitati da questa bufera. Dei quali conviene comunque osservare che essi non sono che particolari espressioni di quell’utopismo buonista in rebus politici che non cessa di infuriare in tutti i tinelli e le piazze dell’Occidente. E che all’inizio del secolo scorso trovò quella che forse resta la più beffarda delle critiche in queste righe immortali di Benedetto Croce: «L’ideale che canta nell’anima di tutti gli imbecilli, e prende forma nelle non cantate prose delle loro invettive e declamazioni e utopie, è quello di una sorta di areopago composto di onest’uomini ai quali dovrebbero affidarsi gli affari del proprio paese. Quale sorta di politica farebbe codesta accolta di onesti uomini per fortuna, non ci è dato sperimentare, perché non mai la storia ha attuato quell’ideale e nessuna voglia mostra di attuarlo. Tutt’al più qualche volta, episodicamente, ha fatto per breve tempo salire al potere un quissimile di quelle elette compagnie, o ha messo a capo degli Stati uomini da tutti amati e venerati per la loro probità e candidezza e ingegno scientifico e dottrina; ma subito poi li ha rovesciati, aggiungendo alle loro alte qualifiche quella, non so se del pari alta, d’inettitudine». In ogni caso è certo che il sogno della trasparenza assoluta in politica non è meno eterno degli « arcana imperii » che vorrebbe liquidare.

La zone euro rongée de l’intérieur

La zone euro rongée de l’intérieur – Coulisses de Bruxelles, UE

La zone euro rongée de l’intérieur

par Jean Quatremaire   http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses     20101128
Après avoir fait tomber la Grèce et l’Irlande, les « marchés » s’attaquent à l’Espagne Affiche_cine_erreurdelabanqueenvotrefaveur et au Portugal, deux autres pays de la périphérie de la zone euro en grandes difficultés budgétaires. Les taux d’intérêt des obligations d’État de ces deux pays se sont, en effet, envolés depuis que l’Union européenne a décidé, dimanche, de voler au secours de Dublin, signe que les investisseurs doutent de plus en plus de leur capacité à pouvoir rembourser un jour leur dette en dépit de l’intervention du Fonds européen de stabilisation financière qu’elles ont pourtant réclamé… Le scénario cauchemar de la contagion de la crise de la dette souveraine semble être en passe de se réaliser, ce qui fragilise dangereusement la zone euro. Les « marchés », sans que l’on sache très bien s’ils anticipent ou précipitent l’éclatement de la monnaie unique, vendent à tour de bras de l’euro, le faisant chuter à 1,32 dollar hier contre 1,45 il y a trois semaines…

Mais qui sont ces mystérieux « marchés », manifestement dotés d’une volonté propre, qui s’inquiètent, qui paniquent et qui obligent ainsi les États à adopter des plans de rigueur de plus en plus durs afin de les rassurer sur leur détermination à purger leurs finances publiques ? En vain, au demeurant, puisqu’il y a toujours un motif d’inquiétude. Pour dire les choses crument, la zone euro est attaquée, pour l’essentiel, non de l’extérieur par de mystérieux fonds spéculatifs américains ou chinois, mais de l’intérieur, par ses propres banques, assurances, fonds de pension, gérants de patrimoine, établissements financiers divers qui gèrent l’épargne des particuliers (votre assurance-vie, par exemple, ou votre livret A), des entreprises et leurs propres fonds. Ce sont eux qui, en effet, possèdent la très grande majorité de la dette européenne et ce sont donc eux qui font grimper les taux d’intérêt, acculant certains pays de la zone à la faillite.

Prenons le cas irlandais : fin 2009, selon des statistiques de la Banque centrale européenne (1), sa dette publique était de 64 % du PIB (elle est maintenant de 98 %), soit 104 milliards d’euros. Sur cette somme, 75 milliards étaient possédés par des non-résidents. Mais là où cela devient intéressant, c’est que sur ces 75 milliards, 15 milliards seulement appartiennent à des établissements qui ne sont pas dans la zone euro (pour l’essentiel, des banques britanniques). En clair, l’Irlande a été déstabilisée par les établissements de la zone euro et par personne d’autre.

La Grèce, ce n’est pas un hasard, est dans la même situation : 78 % de sa dette souveraine est possédée par des non-résidents, ces non-résidents étant à 85 % domiciliés dans la zone euro. Au Portugal, manifestement le prochain domino, la proportion est respectivement de 78 % et de 80 %… L’Espagne, elle, est moins exposée, ce qui fait douter d’une contagion : seulement 55 % de sa dette est possédée par des non-résidents, dont 65 % sont des résidents de la zone euro.

Hold-up_planetaire_web On ne peut manquer de remarquer que ce sont les pays qui ont le plus internationalisé leur dette, même au sein de la zone euro, qui sont les plus fragiles : en vendant leur dette hors de leurs frontières, les États ont renoncé à exercer un quelconque contrôle. Est-ce un hasard si l’Italie, dont la dette était pourtant, fin 2009, de 115 % du PIB, reste à l’abri des turbulences ? De fait, seule 34 % de sa dette est possédée par des non-résidents. De même, la dette britannique, qui explose pourtant, n’est internationalisée qu’à hauteur de 28 %, et, hors UE, l’américaine à 50 % et la japonaise (plus de 200 % du PIB) à moins de 5 %… Et la France ? Sa dette n’est détenue qu’à 55 % par des non-résidents, mais elle possède la dette la plus internationalisée, puisque 45 % de celle-ci appartient à des établissements hors zone euro.

Autrement dit, les « marchés » qui déstabilisent la zone euro, ce sont, pour l’essentiel, nos propres banques qui ont pourtant été sauvées par l’endettement des États qu’elles leur reproche désormais. Ce sont elles qui mettent en péril, au nom de la défense de l’épargne qu’elles collectent, l’économie de ces pays, voire la survie de la monnaie unique. Une vision à très court terme, puisque si les économies européennes plongent dans la dépression et si l’euro implose, il ne restera pas grand-chose de l’épargne qu’elles sont censées protéger.

(1) Les chiffres doivent être pris avec précaution. Par exemple, ceux fournis par Eurostat varient quelque peu, même si les tendances sont les mêmes. En effet, une fois émise, la dette peut être revendue sur le marché secondaire, c’est-à-dire changer de mains. Donc un acquéreur national peut revendre une obligation d’Etat à une banque chinoise par exemple.

La sinistra scherza col morto

Il Riformista

La sinistra scherza col morto

di Giampaolo Pansa    ilriformista.it      20101128

Sembra un film. Un pessimo film di fantapolitica. C’è una dittatura da far cadere. È sufficiente sconfiggerla in Parlamento? Assolutamente no. Bisogna batterla anche nelle piazze. Detto fatto, esplode la rivolta popolare. Giovani e anziani si scontrano con le guardie armate del Tiranno. Corteo dopo corteo, ci scappa il morto. Ucciso dalle guardie, naturalmente. Il morto viene sollevato da terra e portato, in alto sulle braccia, sino alla dimora del Tiranno. La folla glielo mostra e urla: è colpa tua! In preda al terrore, il Tiranno fugge. E la libertà ritorna.
Ho detto che è un filmaccio. E spero di non vederlo mai. Me l’hanno fatto venire in mente gli infiniti cortei di questi giorni contro la riforma dell’università progettata dal ministro Mariastella Gelmini. Brutta storia, davvero brutta.
Ci ha indignato, e spaventato, l’assalto al Senato, che ha visto una squadra di incappucciati superare il primo ingresso. Il Senato, come la Camera, è di tutti gli italiani. E mi dà sgomento la domanda della Jena apparsa giovedì sulla Stampa. Diceva: «Bisogna rispettare il Senato. Anche se c’è Schifani?». Basta un dettaglio, ben poco ironico, per intuire che la sinistra non sta più scherzando con il fuoco, bensì con il morto.
Troppi politici di opposizione hanno perso la testa. Credono che salire sui tetti possa ridargli i voti che hanno perso. Si sbagliano: quando saremo chiamati alle urne, quei voti andranno tutti al moribondo Berlusconi. È inutile che Bersani entri alla Camera indossando l’eskimo, come testimonia su Libero un deputato di centrodestra, Riccardo Mazzoni. Allo stesso modo, non serve a nulla che il leader del Pd dia dell’arrogante alla Gelmini. E che Di Pietro la descriva «chiusa nel bunker come Mussolini» (Tonino, impara la storia: nel bunker ci stava Hitler, non Benito).
Anche il parallelo con i cortei degli anni Settanta non serve. Se i capi della sinistra di allora fossero saliti sul tetto del Duomo di Milano, i katanga del Movimento studentesco e degli altri gruppi extraparlamentari li avrebbero fatti volare di sotto. Oggi, invece, i politici di opposizione sono diventati tutti scalatori. Persino il futurista Fabio Granata, un signore sovrappeso, inciccionito dalle troppe sedute nei ristoranti vicini a Montecitorio.
Perché i tettaioli della Casta di sinistra e affini si sentono sicuri? Un motivo esiste. L’odierno movimento di piazza non è per niente roba di studenti. È la sommossa di un’altra Casta: quella dei baroni e dei ricercatori universitari. Non vogliono perdere i loro privilegi, tanti per i primi e pochi per i secondi. È questo che gli importa, non lo stato comatoso dell’università italiana. E rifiutano di ascoltare quanto dicono alcuni rettori di buonsenso, non certo di destra, né al servizio del Caimano.
I lettori del Riformista hanno visto ieri quel che ha scritto Guido Fabiani, il rettore di Roma Tre. Giovedì 25 novembre, seminascosto da Repubblica, il giornalone pro-rivolta, aveva parlato Enrico Decleva, rettore della Statale di Milano e presidente della Crui, la Conferenza dei rettori italiani. Intervistato da Laura Montanari, ha spiegato che l’università ha bisogno della riforma Gelmini e ha aggiunto: «Davanti ai cambiamenti esistono sempre resistenze. In questo caso, c’è un freno conservatore anche se viene da sinistra».
Decleva ha smontato all’istante lo slogan più diffuso, gridato in tutti i cortei: la Gelmini privatizza l’università, il capitalismo berlusconiano si sta mangiando i nostri atenei, orrore! Infatti il rettore di Milano spiega: «Pensano che introdurre tre esterni in un consiglio di amministrazione significhi consegnare l’università ai privati».
Il presidente dei rettori ha ragione. Tuttavia non esistono ragioni che tengano di fronte a un caos che ha un chiarissimo obiettivo politico: far cadere il governo Berlusconi. Forse non sarà un’impresa difficile, visto lo stato comatoso dell’esecutivo. Ma l’eventuale successo non cancellerà l’ipocrisia di troppi media. Giornali e tivù stanno per lo più dalla parte dei cortei. Nell’illusione di conquistare nuovi lettori e di strappare qualche frazione di audience in più.
Per portare a casa questo miserando bottino, tradiscono un’altra volta la loro missione primaria: informare in modo corretto sullo stato del paese. Di alcune testate, Repubblica per prima, nessuno si sorprende più. È da anni che il super-giornale di Ezio Mauro e di Carlo De Benedetti è diventato il nemico giurato del Caimano. Siamo di fronte a un foglio guerrigliero che ogni giorno scende in battaglia per distruggere Berlusconi. E forse vincerà perché il Cavaliere è in agonia e non appare più in grado di difendersi.
A meravigliarmi sono altri media. È il caso del telegiornale di Sky. Lo vedo quattro o cinque volte, dalla mattina presto alla sera tardi. E devo registrare la sua stupefacente deriva verso sinistra. Sin dagli inizi lo guida Emilio Carelli, cinquantotto anni, ritenuto da tutti un moderato, nato nella Mediaset del Berlusca, il volto principale del Tg5 per parecchio tempo. E dal 2003 direttore di tutte le edizioni giornaliere del tigì a pagamento.
Ma oggi il suo Skytg24 non lo riconosco più. È malato di settarismo anti-Cav. Mi sembra diventato la Telekabul di Murdoch. Un gemello del Tg3, il telegiornale rosso della Rai. Strano? Mica tanto. Il proprietario di Sky, l’australiano Rupert Murdoch, lo Squalo, non ama per niente Berlusconi. E da che mondo è mondo, l’asino va sempre legato dove vuole il padrone. Soprattutto se è un asino televisivo.